
Press Review
| May 27, 2002 | |
| La cale sèche du Chantier naval
de l'océan Indien prête en décembre. L’express du Lundi 27 mai 2002 |
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| A Fort-George, non loin de la centrale thermique du Central Electricity Board (CEB), une centaine de travailleurs s'activent à construire la cale sèche du Chantier naval de l'océan Indien (CNOI). Une fois la construction terminée, en décembre, la cale sèche d'un coût estimé à Rs 300 millions, donnera de l'emploi à environ 300 personnes. Ce dock pourra accueillir des bateaux de 120 mètres de long avec un tirant d'eau de neuf mètres. Ce qui est actuellement impossible dans les deux cales sèches de la capitale. Le mur de rétention est en construction. D'ici la fin de la semaine, Deepak Soobaroyen, Bruno Penelope, Paul Mariette, Antonio Mongoût et les autres travailleurs de la compagnie sud-africaine Franki et de General Construction Co. Ltd, s'affaireront à enlever le sable afin que la cale sèche prenne forme. Le terrain sur lequel émergera la cale sèche a été comblé par une drague achetée par les promoteurs du CNOI : la firme française Chantier Piriou et le groupe Ireland Blyth Ltd (IBL). La première phase des travaux a déjà englouti Rs 200 millions. Elle concerne la construction d'un bâtiment servant à la fabrication de bateaux de pêche de 15 à 20 mètres de long. A ce jour, cinq bateaux ont déjà été construits. "Le carnet de commandes pour la cale sèche est déjà rempli pour l'an prochain", souligne François de Gersigny, directeur exécutif d'IBL. En outre, ajoute-t-il, Le Mauritius Pride et le Mauritius Trochetia pourront entrer dans la cale pour leurs travaux de réparation et de carénage. Les clients du chantier sont en grande majorité des bateaux de pêche français et espagnols opérant dans la région. Selon Patrice d'Hotman de Villiers, Chief Executive Officer d'IBL, la situation à Madagascar et les difficultés pour les bateaux de se rendre à Diego Garcia amèneront des clients à Port-Louis. "Et nous aurons une nouvelle clientèle : les bateaux japonais qui se rendent dans des ports d'Afrique du Sud et de Singapour pour ces travaux. Ici, ils se sentiront plus en sécurité", lance Patrice d'Hotman de Villiers. D'autres services, dit-il, se développeront parallèlement, notamment le ravitaillement en denrées et en carburant. "La conserverie de thon de Princes Tuna, à Riche-Terre, sera mieux alimentée en matières premières. Les bateaux des zones de pêche pourront dé-charger leurs cargaisons tout en faisant des travaux. Ils n'auront plus à se rendre à Singapour ou en Europe pour cela." Selon François de Gersigny, il y aura une collaboration avec l'usine de traitement des huiles usées des bateaux une fois que l'aval du gouvernement aura été obtenu. "La cale sèche est complémentaire au développement du port et à l'objectif de faire de Port-Louis un port d'éclatement dans la région et d'attirer davantages d'opérations de transbordement", ajoute le capitaine de Gersigny. Non loin du chantier de construction de la cale sèche, le Kerguelen de Tremarec est à quai pour réparations. Le capitaine, Rivaltz d'Hotmande Villiers, manager du chantier naval, caresse l'espoir de pouvoir faire bientôt entrer le chalutier français par la porte de la cale sèche, lourde de 250 tonnes.
Alain BARBÉ
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