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Press Review



February 19, 2008
"Le marché fonctionne" soutient la CCI
Villen Anganan
Port-Louis, 18 février

La Chambre de Commerce et d'Industrie de Maurice (CCI) souligne que le marché fonctionne et que l'impact de l'appréciation de la roupie sur les prix est le résultat des facteurs combinés externes. Azim Currimjee et Mahmood Cheeroo, respectivement président et secrétaire général de la CCI soulignent dans une déclaration de presse, lundi, que l'appréciation de la roupie n'est qu'une des raisons justifiant le changement de prix d'un certain nombre de produits de consommation courante.
Azim Currimjee avance des facteurs internationaux pour bien situer l'évolution de prix à Maurice. Il y a d'abord l'augmentation de prix de produits de consommation courante sur les marchés internationaux à l'instar du blé en Australie, de 136% de février 2006 à février 2008 et de l'huile de soja (+127%) et de maïs (+ 24%).
Ensuite, l'augmentation de la demande intérieure de deux géants économiques, la Chine et l'Inde, avec une population combinée de 2,4 milliards et brassant une croissance allant de 8% à 12%. Enfin, a-t-il dit, la montée vertigineuse du cours du brut qui a dépassé la barre de US$ 100 le baril, ce qui a forcé les Etats-Unis à se tourner vers les biocarburants. Autant de facteurs qui ont exercé, selon Azim Currimjee, de fortes pressions sur les prix de matières premières à l'échelle mondiale.
Face à cette situation, comment Maurice s'y prenne-t-il ? A cette question, le président de la CCI observe que Maurice dispose d'une économie insulaire avec des matières limitées. "Nous importons tous nos produits agro-alimentaires de l'étranger d'une façon directe et indirecte. Ce qui nous rend vulnérable", a soutenu Azim Currimjee.
A Maurice, a expliqué Azim Currimjee, l'évolution de prix est dictée sur le marché local par la situation internationale. D'où la hausse de 100% dans les prix de certains produits alors que pour d'autres le taux d'augmentation est limité à la hausse des entrants. Et d'ajouter que de janvier 2007 à février 2008, la roupie s'est appréciée de 13% vis -vis du dollar ; de 20% face au rand ; de 4 % vis-à-vis de l'euro alors que face au dollar australien , il y a eu certaine stabilité.
Mahmood Cheeroo a avancé que l'appréciation de la roupie n'est qu'un des quatre éléments dans la structure de prix. Celle-ci, a-t-il dit, comprend le prix de vente, le montant du fret, l'évolution de devises et le coût de la distribution. Il a ajouté que sans l'appréciation de la roupie, le prix du lait aurait passé à Rs 253 contre Rs 219 aujourd'hui. Idem pour l'huile de soja qui devrait coûter Rs 43. 35 la bouteille contre Rs 40.35 . Le secrétaire général de la CCI anticipe, par ailleurs, une baisse de prix sur un certain nombre de produits suivant l'évolution de la roupie dont le fromage, le beurre, la viande, les produits de beauté. La CCI, pour Azim Currimjee et Mahmood Currimjee, joue pleinement son rôle. Ils trouvent qu'il y a suffisamment de compétition sur le marché avec 10,000 importateurs recensés aujourd'hui.

Source : Le Matinal du mardi 19 fevrier 2008





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