
Press Review
| January 06, 2005 | |
| Rs 800 millions investis dans l’usine de traitement de thon | |
Thon des Mascareignes Ltée ouvre ses portes en avril. Un mois après, l’entreprise sera en mesure de procéder à ses premières exportations en direction de l’Europe.
Le seafood hub sera opérationnel dans trois mois de même que les entreprises engagées dans le traitement des poissons et fruits de mer. L’usine de Thon des Mascareignes Ltée (TDM), actuellement en construction à Marine Road, Port Louis, sera opérationnelle au début d’avril. Dès le mois de mai, elle sera en mesure d’effectuer les premières exportations, vers l’Europe, de filets de thon précuit et produit dans ses locaux. Ce projet, d’Ireland Blyth Ltd (IBL) et de ses partenaires espagnols, vise à transformer le port en un centre régional d’importation, de stockage, de traitement et de réexportation de fruits de mer. Il a nécessité des investissements de Rs 800 millions. Les équipements pour les cinq chaînes de production ont été importés d’Espagne, de France et d’Italie. Toute la production de filets de thon sera destinée à l’exportation. Vers l’Europe, d’abord, mais aussi les Etats-Unis. La production annuelle sera de 25 000 tonnes de filets précuits. Pour cela quelque 60 000 tonnes de thon seront importées annuellement pour être traitées. Une fois dans des emballages sous vide, les filets seront réexportés en conteneurs réfrigérés vers une conserverie européenne où ils subiront une transformation additionnelle avant d’être mis en boîte. Les cargaisons de thon seront acheminées des Seychelles à Maurice par le Pelamis et le Mazara, deux bateaux du groupe IBL ainsi que par des thoniers français et espagnols. La première cargaison de thon est attendue en mars pour les premières opérations de traitement. La capacité de traitement de TDM sera de 200 tonnes de filets par heure, au début. Mais une fois que l’entreprise aura atteint sa vitesse de croisière, sa capacité maximale de production passera à 300 tonnes par heure. Changement de stratégie Auparavant des conserveries espagnoles importaient le thon tout entier des Seychelles pour les transformer en filets. Les partenaires espagnols d’IBL dans TDM ont d’ailleurs une flotte de thoniers opérant aux Seychelles. Mais les coûts de production pour ce type d’opération grimpant continuellement, elles ont changé de stratégie, préférant dorénavant importer des filets de thon précuit. Ce qui leur permettra aussi de réaliser des économies d’environ 40 % au niveau du fret. “Deux nouvelles chambres froides seront construites dans les prochains mois, portant la capacité totale de stockage de Froid des Mascareignes Ltée (FDM) à 11 000 tonnes, contre 4500 tonnes actuellement. Une de ces deux chambres froides, d’une capacité de 3000 tonnes, sera prête en mai, et l’autre un peu plus tard”, explique Maurice Rault, Chief Executive de FDM. L’usine sera dotée d’une unité de traitement des eaux usées de technologie européenne au coût de Rs 70 millions. Selon les promoteurs du TDM, elle est une des plus grosses au monde. L’actionnariat est détenu à hauteur de 90 % par IBL et 10 % par des sociétés espagnoles. Cette structure d’actionnariat devrait évoluer au cas où une société japonaise décide de s’y joindre. IBL et ses partenaires espagnols possèdent depuis peu 70 % de l’actionnariat de FDM – les 30 % restants étant à la Mauritius Ports Authority. FDM a investi Rs 220 millions dans l’aménagement de deux nouveaux quais et des travaux de dragage pour accueillir des thoniers de 2 000 tonnes de capacité, contre 1 300 à 1 500 tonnes actuellement. La construction de l’usine de traitement, qui a nécessité des investissements de Rs 500 millions, a été confiée à General Construction Co Ltd. La direction de l’usine a déjà procédé au recrutement des cadres administratifs, les actionnaires et la direction de TDM décidant de faire confiance à une équipe de management entièrement mauricienne. Selven Rungasamy sera responsable du contrôle de qualité. Patrick Tao, directeur d’usine et Gérard Malherbe, responsable des ressources humaines se sont rendus, à la fin de l’année dernière, au Sri Lanka et en Inde pour le recrutement de 450 personnes. Les procédures administratives sont en cours pour l’obtention des permis de travail appropriés.
Source: L'Express 6 Janvier 2005.
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