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Press Review



March 03, 2005
Que le patronat aide à former des travailleurs
Les statistiques ont beau montrer une baisse du nombre de demandeurs d’emploi, la situation demeure préoccupante. 21 601 chômeurs ont été répertoriés en décembre 2004 contre 22 979 l’année précédente.

Lors d’un atelier de travail à Victoria House, à Port-Louis hier, le ministre du Travail et des Relations industrielles, Showkutally Soodhun, a fait un appel à la classe patronale pour qu’elle adopte une approche sociale et aide à la formation des travailleurs. Le manque de formation étant une des raisons fondamentales du fait que des chômeurs ne sont pas embauchés.

D’après le Central Statistics Office, quelque 46 000 emplois ont été créés depuis 2001, soit une moyenne de 10 000 à 12 000 par an. Le ministre Soodhun affirme que la majorité des gens qui fait une demande d’emploi auprès des Employment Information Centres n’a pas les qualifications requises. 31 % d’entre eux n’ont pas complété leurs études secondaires et 28 % n’ont pas leur Certificate of Primary Education. 10 % des femmes âgées de plus de 40 ans sont aussi au chômage.

Le ministère du Travail a eu des discussions avec la Mepza pour assurer la formation d’un millier de machinistes. Ce type de collaboration a déjà démarré avec Thon des Mascareignes et Textile Industries.

Showkutally Soodhun explique qu’il y a, à Maurice, autant de demandeurs d’emploi que de travailleurs étrangers. Ces derniers sont au nombre de 22 000. Le ministre se dit également déterminé à sévir contre les employeurs qui utilisent des faux noms d’employés pour faire croire qu’ils respectent le ratio autorisé de travailleurs étrangers.

Le président de la Mauritius Employers’ Federation, Gérard Garrioch, a pour sa part déclaré que la situation est plus ou moins difficile sur le plan économique et qu’il ne faut pas pratiquer “la politique de l’autruche”. Il est temps, dit-il, que les syndicats adoptent une approche plus consensuelle et que l’intervention constante de l’Etat dans le processus de négociation collective soit éliminée.

François Woo, directeur de la Compagnie mauricienne de Textile, affirme que la classe patronale a le devoir de protéger son image pour éviter que “des travailleurs nous crachent à la figure plus tard”. Et Raj Makoond, directeur du Joint Economic Council, a mis en avant la nécessité de promouvoir les négociations collectives.

Des représentants de la Mauritius Export Processing Zone Association participaient aussi à l’atelier de travail.

Source:  L'Express 3 Mars 2005.





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