
Press Review
| March 22, 2005 | |
| Le “sea food hub” s’installe | |
L’usine de traitement de Thon des Mascareignes démarre en avril. De son côté, la société américaine Casamar donnera le coup d’envoi de ses opérations en mai.
Le “sea food hub” se fait sa place au soleil avec l’entrée en opération de Thon des Mascareignes (TDM) et de Casamar (Mauritius). L’usine de traitement de thon de TDM à Port-Louis sera en opération au cours de la troisième semaine d’avril. Casamar, une société américaine, prévoit, elle, de commencer ses opérations dans la zone portuaire en mai. L’usine de TDM, à Marine Road, emploiera un millier de personnes dont 600 Mauriciens et 450 Indiens et Bangladais. Le premier contingent de travailleurs étrangers est attendu au début du mois prochain dans des dortoirs déjà construits à Pointe-aux- Sables en cours d’aménagement actuellement Une des raisons principales de TDM de recruter des travailleurs étrangers provient des difficultés à trouver des employés mauriciens disposés à travailler en night shift. En effet, l’usine roulera 24 heures sur 24. Les Mauriciens occuperont des postes au niveau de l’administration, de la production et de l’entretien. La construction de l’usine, l’aménagement de nouvelles chambres froides et l’extension des quais pour accueillir des bateaux des thoniers ont nécessité des investissements d’environ Rs 800 millions par Ireland Blyth Ltd (IBL) et ses partenaires espagnols. L’actionnariat de TDM est détenu à hauteur de 90 % par IBL et 10 % par des sociétés espagnoles. TDM compte exporter annuellement 25 000 tonnes de longes (filets) de thon précuit vers l’Europe et les Etats-Unis. Pour atteindre cette production quelque 60 000 tonnes de thon seront importées et traitées à l’année. Les partenaires espagnols possèdent une flotte de bateaux de pêche au thon dont la plupart opèrent aux Seychelles. Une partie du thon requise par les opérations de la nouvelle usine arrivera à Maurice par leurs navires directement des zones de pêche dans l’océan Indien. Le reste sera transbordé aux Seychelles avant d’être acheminé à Maurice par d’autres bateaux européens et mauriciens. Équipements européens Au début de ses opérations la capacité de traitement de TDM sera de 200 tonnes de filets par heure. Mais aussitôt la vitesse de croisière atteinte, la capacité maximale de production passera à 300 tonnes par heure. Les filets seront mis dans des emballages sous vide pour être exportés en conteneurs réfrigérés vers une conserverie européenne où ils subiront une transformation additionnelle avant d’être mis en boîte. Les premières exportations se feront en mai ou juin, soit dès que l’Union européenne aura certifié que le produit peut être écoulé sur le marché européen et américain. Le revêtement de sol et l’installation des équipements frigorifiques se poursuivent actuellement avec le concours d’ouvriers de firmes françaises spécialisées dans ces opérations. Les équipements viennent d’Espagne, de France et d’Italie. TDM s’inscrit dans le cadre de la vision gouvernementale visant à transformer le port de Port-Louis en un centre régional d’importation, de stockage, de traitement et de réexportation de fruits de mer. La réalisation du projet a aussi nécessité la construction de deux nouvelles chambres froides par Froid des Mascareignes Ltée (FDM). Ces extensions vont porter la capacité totale de stockage de FDM à 11 000 tonnes, contre 4 500 tonnes actuellement. FDM a également investi dans l’aménagement de nouveaux quais et des travaux de dragage pour accueillir des thoniers de 2 000 tonnes de capacité, contre 1 300 à 1 500 tonnes actuellement. IBL et ses partenaires espagnols possèdent 70 % de l’actionnariat de FDM et le reste des 30 % est détenu par la Mauritius Ports Authority. Outre TDM, une unité de la société américaine, Casamar, compte commencer ses activités à Port-Louis en mai. Casamar se spécialise dans la fabrication et la réparation de filets de pêche et d’autres accessoires pour des bateaux de pêche à la senne. Le nombre d’emplois créés par cette société américaine sera d’une centaine. Expo à Bruxelles Son objectif est d’assurer le service pour le compte d’une cinquantaine de bateaux de pêche à la senne opérant dans l’océan Indien. Actuellement, ces bateaux se rendent à Dubayy et à Madagascar pour des travaux majeurs de réparation et de carénage. Environ 500 bateaux de pêche étrangers font escale à Port-Louis annuellement. Mais avec la réalisation des projets de TDM, on peut s’attendre à une augmentation de bateaux de pêche dans les années à venir. En 2003, quelque 51 000 tonnes de poisson et autres produits liés au poisson sont passés par le port franc. Ces réexportations sont d’un montant de Rs 3 milliards. Les principales destinations sont le Japon, la Chine, l’Espagne et Singapour. Des opérateurs de pêche basés au Sri Lanka ont aussi démontré un certain intérêt pour utiliser le port de Port-Louis comme base d’opération pour leurs bateaux. Basé aux Etats-Unis, le Casamar Group est le leader mondial dans la fabrication de filets pour des bateaux de pêche à la senne. C’est la seule compagnie au monde qui assure le service à la flotte mondiale des thoniers dans la majorité des zones de pêche au thon. Opérant dans plus une dizaine de pays, elle est aussi le leader mondial dans la fabrication des filets de pêche à la senne. TDM compte participer, aux côtés du Board of Investment (BOI) et d’autres sociétés mauriciennes à une exposition-conférence européenne sur le sea food hub qui se tiendra à Bruxelles à la fin d’avril. Le gouvernement mauricien, le Joint Economic Council et le BOI comptent organiser une conférence internationale à Maurice en novembre sur le sea food hub. L’objectif est de faire connaître à des opérateurs de réputation internationale dans ce domaine les avantages qu’offre Maurice et de les attirer à investir à Maurice. Les groupes américains Bumble Bee, Star Kist, Chicken of the Sea, la société espagnole, Pescanova, et la société française, Pêche et Froid, y seront invités.
Source: L'Express 22 Mars 2005. |
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