
Press Review
| March 09, 2005 | |
| Tango entre dans le bal de la téléphonie internationale | |
TÉLÉCOMMUNICATIONSFort de tarifs alléchants, le service lancé par IBL est un outsider de taille sur le marché. L’usager peut désormais faire son choix entre les produits de sept compagnies. Elle fait son entrée dans la danse de manière très discrète. Avec Tango, son tout nouveau service de téléphonie internationale, IBL pointe son nez avec des tarifs fort alléchants. Les principales destinations : la Grande-Bretagne à Rs 5 la minute, l’Australie à Rs 6 ou encore la Réunion à Rs 7. L’opérateur commence fort. Pour certains pays, dont la Grande-Bretagne, Tango est le moins cher. La différence avec les autres n’est toutefois que de quelques sous. IBL espère ainsi rafler rapidement des parts de marché conséquentes dans ce nouveau monde. Mais, pour différentes raisons, le conglomérat a préféré faire une entrée par la porte de secours plutôt que de passer en fanfare, comme c’est en général le cas lorsqu’une compagnie entre dans la téléphonie internationale par la grande porte. Rumeur démentie Alors que d’autres offrent leurs télécartes dans le plus grand nombre de points de vente, Tango est pour le moment uniquement disponible dans des filiales d’IBL telles que les supermarchés Winners, les pharmacies Medical Trading, les magasins Kodak Express Prophoto et le Sweet Corner Store de Mahébourg. Chez IBL, on explique qu’une campagne auprès du grand public est en préparation. Ses concurrents auraient laissé entendre que les opérations de la compagnie ne sont pas tout à fait en règle. Rumeur qui est démentie avec véhémence. “Ce sont des allusions malsaines qui ne correspondent pas à la réalité”, déclare un responsable de la compagnie. Pour démarrer, IBL a opté pour un soft launch et se concentre sur les Mauriciens qui sont à l’étranger et qui veulent contacter leurs parents ou amis à Maurice. C’est pour cette raison que des unités peuvent être achetées directement sur le site www.tango.mu Pour l’usager local, Tango est accessible à travers des cartes prépayées (valeur : Rs 125, Rs 150 ou Rs 500). Les ATM de la State Bank sont également une source d’approvisionnement. Il est également possible de contracter un compte postpaid. Si IBL se lance dans ce créneau, ce n’est pas une réelle surprise. Depuis fin 2003, alors que la téléphonie internationale n’avait pas encore été libéralisée, elle avait montré son vif intérêt. Elle avait même créé une nouvelle compagnie, I-Telecom Ltd, et acheté une licence, restée lettre morte. Probablement dans l’attente de voir si le jeu en valait vraiment la chandelle. Et tel est le cas. Aujourd’hui, sept entreprises se partagent le marché. Toutes ont fait leur entrée en 2004 à l’exception de Mauritel qui lança Worldcard quelques jours avant fin 2003. Les autres sont Mauritius Telecom (Sezam), Data Communications Limited (Easicall), Hotlink (Yello), Outremer Telecom (Allo) et TLC Mauritius (Planetcall). La majorité d’entre elles offrent la communication via Internet grâce à la technologie Voice Over IP (VOIP) puisque c’est la solution la moins chère en termes d’investissements. Cette compétition ne peut que faire plaisir aux usagers. Décrocher son combiné pour faire un appel à ses proches n’a jamais été aussi bon marché. De Rs 24 la minute fin 2003 à un peu moins de Rs 6 en moyenne aujourd’hui, le grand gagnant est sans aucun doute le consommateur. Des opérateurs victimes de la surenchère Pour les opérateurs, le business reste intéressant, même si certains sont voués à disparaître avec la compétition féroce. Au moins un d’entre eux songe sérieusement à mettre la clé sous le paillasson. “La pression sur les prix a été trop grande et trop subite. En faisant de la surenchère, l’on a tué les acteurs du secteur”, affirme le directeur de cette compagnie. En effet, par minute d’appel vendue, un opérateur empoche maintenant moins de Re 1 alors que Mauritius Telecom, lorsqu’elle était en situation de monopole parvenait à faire des profits dépassant le milliard de roupies (1,2 milliard) et à subventionner la téléphonie locale qu’elle vendait à perte. Aujourd’hui, le marché de la téléphonie par Internet ou VOIP pèse de 20 à 25 % du marché de la téléphonie internationale. Six opérateurs, dont cinq nouveaux, se partagent le marché. MT, avec sa carte “Sezam”, et DCL se partagent environ 85 % de ce segment. L’an dernier, environ 600 000 télécartes ont été vendues, rapportant plus de Rs 90 millions aux six opérateurs en opération. Les Mauriciens dépensent environ Rs 700 millions annuellement pour parler pendant 60 millions de minutes avec leurs parents, amis et partenaires commerciaux se trouvant à l’étranger. Ces dernières années, ces chiffres n’ont cessé d’être revus à la hausse. 2005 ne fera pas exception.
Source: L'Express 9 Mars 2005. |
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