
Press Review
| July 23, 2005 | |
| Permettre à des talents cachés et inédits de prendre leur envol | |
Edmond Maurel, directeur des ressources humaines et de la communication au sein du groupe Ireland Blyth Ltd. (IBL), explique l’engouement du groupe pour Rêve de star.
Après avoir été lancé en 2003 dans le cadre des 30 ans du groupe IBL, vous reconduisez cette année encore le concours Rêve de star. Pourquoi ? Chez IBL, nous croyons dans la responsabilité sociale d’une entreprise. En 2003, nous voulions marquer le coup pour nos 30 ans, en proposant quelque chose d’inédit à la population mauricienne. Nous voulions alors faire venir un chanteur de l’étranger, mais les coups de déplacement étaient trop élevés. Avec l’aide de Maurice Publicité, nous avons alors pensé à promouvoir les talents mauriciens. Véronique Dubourg est venue avec l’idée de ce concours. Nous avons bondi à pied joint sur cette idée. Rêve de star se propose donc de donner la chance à des inconnus talentueux et méconnus, de se faire connaître dans la musique. Nous avons insisté sur la création inédite pas seulement pour ajouter une difficulté de taille aux prestations, mais pour encourager des créatifs à sortir de l’ombre. Face à l’engouement de la première édition de Rêve de star, nous nous sommes mis en tête de reconduire le concours, mais nous ne savions pas à quelle fréquence. Cette année, nous avons voulu relancer le concours, avec le même dispostif et les mêmes exigences. Quelles sont vos attentes pour cette édition 2005? Nous espérons voir émerger des talents aussi flamboyants que ceux de Kama Moja ou de Beggar John. Nous sommes déjà comblés de voir le nombre de jeunes compositeurs talentueux que nous avons chez nous. Nous réalisons également à quel point notre système éducatif est centré sur le côté académique, au détriment de l’artistique. Rêve de star permet à des talents cachés et inédits de prendre leur envol. Jouer aux mécènes vous fait donc pousser des ailes? Nous avions le sentiment en 2003 d’avoir fait « someting really good ». Sans être totalement philanthrope, parce que ce concours rejaillit énormément sur notre image. Nous mettons nos moyens au service de la musique pour ceux qui n’arrivent pas à sortir de l’ombre. Nous sommes convaincus que nous pouvons donner un coup de pouce aux artistes locaux. Ce mécénat est donc doublement honorable pour nous. Une des composantes essentielles de ce concours, c’est de voir les chansons des finalistes couchées sur CD. Malgré cette noble intention, le CD de la précédente édition ne s’est pas beaucoup vendu… L’idée n’était pas de vendre ce CD pour faire des bénéfices. Il s’agit de faire connaître ces artistes à travers ce CD. En 2003, nous avons fait imprimer 200 CD et nous en avons vendu 50. Nous avons peut-être pas mis beaucoup de moyens pour faire vendre ce CD. Cette année nous espérons que les médias seront plus solidaires de notre démarche. Vous rempilez avec la même équipe pour le jury … Nous savons que pour ce concours, nous n’entendrons pas du Mozart ou du Beethoven. C’est un concours populaire, avec de la musique contemporaine. Le jury est composé de professionnels qui connaît cette musique. Nous avons lancé un appel d’offres pour le studio de production. Gérard Louis nous a fait la meilleure offre, tout en proposant son studio pour les auditions et un encadrement en studio dans le cadre de l’enregistrement du CD. C’était une offre trop alléchante pour que nous la refusions. Comment expliquez-vous que dans la catégorie « chanson orientale », il n’y ait eu que trois candidatures? Je crois qu’il y a une certaine timidité de ce côté-là. C’est dommage, mais c’est une réalité. Y aura-t-il d’autres éditions de Rêve de star ? Pourquoi pas ! Cela dépendra de la direction, mais je ne pense pas qu’elle voudra voir mourir une si belle fleur. J’ai bon espoir que ce concours se renouvelera dans le futur.
Source: L'Express 23 Juillet 2005 |
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