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Press Review



April 08, 2004
La BAI rachète Iframac pour Rs 400 millions
Après avoir tâté le terrain avec la marque suédoise Saab, la BAI passe à la vitesse supérieure. Elle fait l’acquisition d’un des leaders du marché automobile.

Développement majeur dans le monde des affaires et des concessionnaires de voitures en particulier. Iframac, un des leaders du marché automobile change de propriétaire. British American Investment (BAI), la holding qui contrôle la Brititish American Insurance, fera l’acquisition de la totalité du capital d’Iframac d’ici le 15 mai.

Un accord à cet effet a déjà été conclu entre la BAI et les principaux actionnaires du concessionnaire, notamment les groupes Harel Mallac et Ireland Blyth Ltd (IBL) qui possèdent chacun 50 % de l’entreprise. Les trois parties ont hier officiellement annoncé l’existence de ce deal. Selon nos informations, le montant de la transaction devrait tourner autour de Rs 400 millions.

Toutefois chez la BAI, on se refuse à tout commentaire sur les implications financières de l’accord. La BAI, tout comme Harel Mallac et IBL sont cotés en Bourse. Toute communication doit suivre certaines procédures et doit recevoir l’aval des autorités boursières, explique Saleem Beebeejaun, Acting Chief Executive Officer de la BAI.

Une circulaire devrait bientôt être adressée aux actionnaires afin de leur fournir plus de détails sur les tenants et aboutissants du deal. Si un accord de principe existe, il reste des conditions d’usage à remplir et notamment un exercice de “due diligence” à réaliser. La BAI devra aussi recevoir l’aval des autorités concernées comme de ses actionnaires qui seront invités à se prononcer sur l’opération de rachat lors d’une assemblée générale extraordinaire.

“Les négociations entre la BAI, Harel Mallac et IBL sont terminées. Nous entrons maintenant dans la partie technique de la transaction”, résume Pierre d’Unienville, responsable de la banque d’affaires Brait, qui a travaillé avec la BAI sur ce projet. En attendant la diffusion d’une circulaire d’information plus complète aux actionnaires, la Stock Exchange of Mauritius a décidé de suspendre la cotation de la BAI sur le marché officiel car l’acquisition d’Iframac est une transaction substantielle justifiant une suspension.

La BAI fait ressortir qu’elle est constamment à la recherche de nouvelles opportunités pour améliorer et diversifier ses investissements. L’acquisition d’Iframac devrait lui permettre de dégager des synergies avec les autres activités de la holding, notamment dans le crédit-bail ou elle est bien présente grâce à la Mauritius Leasing Company (MLC). Une Mercedes achetée chez Iframac pourrait être financée par un crédit-bail octroyé par la MLC.

Un leader du marché auto

La BAI a déjà mis fait son entrée sur le marché automobile en se lançant dans la commercialisation des voitures de la marque suédoise Saab. Avec l’acquisition d’Iframac, elle frappe un grand coup en s’adjugeant un des leaders du marché. Avec ses marques de renom – Mercedes, Peugeot et Mitsubishi – Iframac avait occupé la deuxième place parmi les concessionnaires automobiles l’an dernier, devancée seulement par ABC Motors. Avec plus de 700 véhicules écoulés, Iframac avait pris 17 % du marché en 2003 contre 19 % au groupe ABC.

La BAI estime avoir obtenu un bon prix compte tenu de la place occupée par Iframac sur le marché, de son potentiel de croissance et de l’expertise de son management qui a mené la compagnie là où elle est aujourd’hui. Iframac a réalisé un bénéfice net après impôt de Rs 31 millions l’an passé. Le groupe BAI a, quant à lui, réalisé un bénéfice net de Rs 14 millions après distribution de dividendes aux actionnaires minoritaires. La holding dispose toutefois d’actifs substantiels s’élevant à Rs 5,8 milliards.

Si les motivations de la BAI sont claires, en revanche les observateurs s’interrogent : pourquoi IBL et Harel Mallac ont choisi de vendre une activité ayant rapporté Rs 31 millions de bénéfices ? Dans leurs communiqués, IBL et Harel Mallac expliquent que cela fait partie de leur stratégie commune de se concentrer sur leurs corps de métier.

Les grands conglomérats du pays ont adopté une stratégie de restructuration qui consiste à se recentrer sur des métiers et activités qu’ils maîtrisent le mieux. Par ailleurs, certains analystes estiment que le fait qu’Iframac était possédée à parité – soit 50 % chacun – explique en partie le deal. Aucun des actionnaires n’ayant la majorité, cela a pu occasionner des blocages d’où la décision de vendre d’un commun accord. Cela fait quelque temps déjà qu’Iframac était à vendre.

Les discussions étaient bien avancées avec un repreneur éventuel, en l’occurrence la Compagnie Française d’Afrique Occidentale (CFAO) du groupe Pinault-Printemps-Redoute. La CFAO possède déjà le concessionnaire IMC. Finalement, c’est la BAI qui a remporté le morceau. Une des conditions de l’accord est que les nouveaux propriétaires conserveront la même équipe de management.

Source : L'Express 8 Avril 2004

La BAI rachète Iframac pour Rs 400 millions




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