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IBL NEWS DEC 2016

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Je le sais, je suis très admiratif de cette fierté, de cet

optimisme. Ce pays a tout pour réussir, vraiment tout.

C’est pour cela - et sans doute aussi parce que je suis

naturellement impatient - que les lourdeurs bureaucratiques,

l’excès de réglementations et la conduite des automobilistes

me dérangent. Les querelles aussi. Je n’aime pas quand on

se trompe de bataille.

Il y a une autre qualité très mauricienne que j’ai observée

durant le processus de création d’IBL. En latin, on parle

d’

affectio societis

. C’est une expression qui décrit la

volonté de mettre une chose en commun et de partager les

bénéfices produits par cette mise en commun. Cette volonté,

ce fort sentiment d’appartenance, qui pousse à dépasser les

difficultés pour réussir un projet, a certainement contribué

au succès du pays. Et contribuera au nôtre.

La réaction à votre commentaire tient au fait que

les Mauriciens sont particulièrement fiers d’avoir

développé leur pays à partir de rien...

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Nous avons déjà réussi notre intégration. Le processus était

bien balisé : Arnaud et moi, nous avions les idées claires

sur ce qu’il fallait faire, comment il fallait le faire. Nous

avons été aidés par le fait qu’il n’y a pas d’écart culturel

insurmontable entre les deux entités. Ces hommes et ces

femmes se connaissaient, puisqu’ils partagent le même

bâtiment. Ils ont été rapidement en symbiose. Au niveau

des opérations, il y avait finalement peu de « overlap ». Il

fallait surtout réaménager le siège social, l’exercice est

quasiment complété. Nous sommes prêts à préparer l’avenir

du Groupe.

Vous avez vécu de nombreuses fusions. Comment

analysez-vous celle d’IBL Ltd ?

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Précisément, face à un environnement si changeant, il est

fondamental pour l’entreprise de renforcer sa capacité

d’adaptation. C’est le message que nous devons retenir. Je

dois dire toutefois que je me méfie de ces grandes prévisions

de catastrophe : après l’élection américaine, les marchés

boursiers ont baissé, puis remonté, et je suis sûr que les

Britanniques vont trouver un moyen de s’adapter, peut-être

en signant un

Trade Agreement

avec les États-Unis. S’ils sont

suffisamment agiles, les acteurs économiques intègrent et

s’adaptent à ce type de changements. Il faut que, comme

un chat, l’entreprise soit capable de retomber sur ses

quatre pattes. C’est cette résilience qu’il nous faut renforcer.

Après le Brexit et Trump, dans quelle mesure

peut-on encore prévoir l’avenir ?

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Le programme économique de M. Fillon semble tout à fait

en ligne avec ce que j’avais écrit en 2002 dans

France S.A

. Je

me reconnais donc parfaitement, et dans ses idées, et dans

les valeurs qu’il défend. Certaines personnes m’ont d’ailleurs

dit que les recettes très libérales que je défendais à l’époque

dans mon livre seraient plus appropriées aujourd’hui qu’elles

ne l’étaient alors. Qu’un politique français ait le courage

d’envisager un tel programme, ce n’est jamais arrivé et je

m’en réjouis.

Cela dit, ma passion, aujourd’hui, c’est le succès d’IBL.

J’ai profondément à cœur le progrès des hommes et des

femmes les plus talentueux de ce groupe. Je suis ici pour

être leur coach, pour leur permettre de grandir, de réaliser

leurs projets. C’est ce qui me fait me lever le matin avec joie...

Vous avez conseillé les plus grands

dirigeants français, hommes politiques

compris. Devons-nous craindre que

François Fillon, s’il se fait élire, vous

demande de l’assister, puisque son

programme est très similaire à ce que vous

préconisiez pour la France ?

Leadership

Je suis très admiratif de

la fierté mauricienne,

de cet optimisme.

Ce

pays a tout pour réussir,

vraiment tout.

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C’est ce que je voulais dire quand je parlais du manque de

lignes aériennes à un journaliste du

Financial Times

. Les

destinations conventionnelles sont très bien desservies.

Mais si l’Ile Maurice a l’ambition d’être un hub pour l’Afrique,

il faut des dessertes directes sur les grandes villes telles

que Nairobi, Kampala, Abidjan ou Addis Abeba. Tous les

hommes d’affaires qui se tournent vers l’Afrique le réclament.

On comprend mieux vos propos sur les liaisons

aériennes...