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sont retournés pour que la membrane

ne colle pas. La plus grande difficulté

est de gérer les paramètres pour

obtenir que tous les œufs éclosent

en même temps. « Avec un taux

d’éclosion de 90 %, nous pouvons

nous vanter d’être les meilleurs à l'Ile

Maurice et à l'étranger sur ce plan »,

souligne Didier. En moyenne, 18 000

poussins dûment vaccinés quittent

Sans Souci chaque semaine pour être

placés dans diverses fermes d’élevage.

Alors que le poulet standard est à

maturité à 35 jours, ces poulets de

race dits à croissance différenciée le

seront en deux fois plus de temps. Ils

sont soumis à des cahiers de charges

exigeants, nourris sans antibiotiques

ni hormones de croissance, conformes

aux normes du poulet certifié. Pour le

plus grand bonheur des gourmets.

« Notre différence, c’est notre équipe »

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IBL NEWS DEC 2016

Questions à Marie-Agnès Le Goff, directrice de VTL

Vous êtes ingénieur en agriculture.

Qu’est-ce qui a inspiré votre choix

de carrière ?

Mes parents étaient des exploitants

agricoles en Bretagne. J’aime

tout ce qui se rattache à la nature.

Lorsque je suis arrivée à l'Ile Maurice,

il y a 22 ans, avec une spécialisation

en nutrition animale obtenue en

Belgique, j’ai pris de l’emploi chez

Livestock Feed. J’y ai passé seize ans,

évo l uan t de r e s pon s ab i l i t é s

purement techn i ques ver s l e

contrôle qualité, le marketing, la

vente, l’achat et la gestion. J’avais

donc développé des méthodes de

travail qui me permettaient d’être

plus qu’une technicienne d’élevage.

Pour me mettre à l’épreuve, j’ai

travaillé deux ans dans l’imprimerie,

puis la Compagnie Sucrière de Bel

Ombre qui se diversifiait dans les

loisirs m’a approchée pour être

Business Development Manager. Ça

a été passionnant de travailler sur les

projets comme le développement du

Café de Chamarel, la promotion de

la chasse touristique, la restauration

des forêts endémiques.

Et en juillet 2016, vous avez pris

les rênes de VTL. Quelle analyse en

faites-vous ?

Sa particularité est qu’elle est une

société complète dans le sens où

elle regroupe tous les métiers de

la production avicole. C’est une

petite équipe avec de très lourdes

responsabilités, car nous suivons

les normes françaises pour produire

ce poussin qui donnera le poulet

dit certifié. Notre différence tient

certainement aux compétences de

notre équipe. Didier Dupré, Jason

Purmanund et Jean-Luc Fayolle,

nos managers d’opérations, sont

tous des professionnels hautement

qualifiés et comptant plus de 10 ans

d’expérience dans le secteur avicole.

De nos 80 employés, qui viennent de

la région Est, la plupart n’avait jamais

attrapé un poulet avant. L’audit

indépendant que nous faisons

chaque année sur les fermes montre

qu’ils font un excellent travail. Nous

en sommes très fiers.

Le dispositif de biosécurité est

également un facteur de succès.

Pour que l’animal reste sain, nous

travaillons avec des vétérinaires et

des laboratoires mauriciens ou sud-

africains indépendants, qui viennent

régulièrement faire des relevés

sanguins en élevage et tester nos

produits finis.

Le public a-t-il adopté le poulet

certifié ?

Avec Label 60, VTL est venue

répondre à la demande pour des

produits plus raffinés. En trois ans,

nous avons doublé notre production

et diversifié la gamme. Des poulets

entiers frais aux barquettes, puis

aux congelés de qualité IQF et aux

poulets marinés qui ont un véritable

succès.

Elevé plus longtemps, le poulet

certifié coûte forcément plus cher.

Il y a donc toute une éducation du

consommateur à faire sur ce qu’est

une viande de volaille de qualité, en

termes de saveur, de fermeté et de

présentation. C’est certainement un

marché appelé à croître.